André Stagnaro

André Stagnaro, 1920

André Stagnaro

1900 - 1953

André Stagnaro est né le 21 Janvier 1900 à Vallauris, d’une vieille famille provençale ; on suppose que ce nom propre avec ce o final vient d’ancêtres italiens dont on a quelques traces. Il est l’ainé de trois garçons (André, Gabriel, Jean).

Condisciple de Jacques Audiberti au collège d’Antibes puis, orphelin dès l’âge de 8 ans de ses deux parents, il est d’abord recueilli par sa tante, sœur de sa mère, puis va connaitre la solitude de l’internat. Il est élevé, avec ses frères au Prytanée militaire de la Flèche, comme tous les orphelins d’officiers français ;

Il y fait des études classiques, commence à écrire ses premiers poèmes ; et bien que patriote convaincu, est rebelle à la vie militaire, contrairement à son frère cadet, qui deviendra le général Jean Stagnaro, mort en Algérie en 1956.

À 17 ans il s’engage pour la première guerre mondiale. Il ne connaitra pas les tranchées mais les combats ; démobilisé en 1920, après un séjour d’occupant en Allemagne, il revient à Paris, fréquente les milieux littéraires, se lie d’amitié avec Henri Mercadier de Madaillan, jeune poète également, qui deviendra journaliste et dirigera le groupe « Cadence » et la revue « Flammes vives ».

Lui ; sans famille et sans ressources, connait mille métiers pour subsister, fait du théâtre, où il rencontre Yvonne Brunet, à la voix d’or, qu’il épouse en 1922 tout en continuant à écrire. Yvonne Brunet, l’accompagnera tout le long des bons et des mauvais jours ; ils auront deux filles, Janine et Anne Marie.

Remobilisé pour la seconde guerre mondiale, il est capitaine de chasseurs alpins et envoie à sa famille les nouvelles sous forme de poèmes.

En 1943 s’installe à Paris avec sa famille, travaille en secret avec la Résistance, et continue des métiers alimentaires dont la diversité lui fait connaitre à fond toutes les facettes de la nature humaine et les jeux de la vie sociale. Il continue à écrire, inlassablement, poèmes et pensées notées sur un cahier noir.

En 1951, il se décide à publier, choisissant parmi la production de toute une vie, 57 poèmes : le livre sera « Dédale », paru en 500 exemplaires chez Galliena, maison aujourd’hui disparue.

Il ne connaitra pas le destin de ce premier livre, ni les lauriers qu’il en aura reçus; il meurt brutalement le 2 Mai 1953.

André Stagnaro

André Stagnaro, 1950